04.04.2008

NBC annonce, CW remplace

  Le ménage de printemps continue, et c’est NBC qui s’y colle et dévoile sa grille de rentrée pour Septembre 2008. Et les fans anxieux de Friday Night Lights seront soulagés d’apprendre que leur série est finalement renouvelée. Petite déception tout de même puisque seuls 13 épisodes ont été commandés pour l’heure et que le budget du show va être plus réduit. Comme cela avait été imaginé par la chaîne et les producteurs, la série sera diffusée non pas sur une chaîne, mais deux : elle fera sa rentrée de Septembre sur 101, une chaîne du bouquet satellite DirectTV et c’est en hivers qu’elle reviendra sur NBC.

1609068917.jpg

   La comédie médicale Scrubs en revanche, ne reviendra pas, NBC n’ayant pas commandé de huitième saison. Cependant, des négociations seraient en cours avec ABC pour une saison supplémentaire justement. Coté annulation, celle de Heroes Origins justement qui est cette fois-ci officielle et définitive. Espérons que cela incite Tim Kring à tout faire pour sauver la série principale après le flop de cette année. Elle n’est pas annoncée en automne mais définitivement renouvelée, Allison Dubois aura bien droit à une cinquième saison, après cette quatrième de seulement neuf épisodes.

Au rang des nouveautés enfin, Knight Rider revient elle aussi, sous forme de série à la suite du succès du téléfilm de cette année. Autre remake ou adaptation : Crusoe reprendra le célèbre roman de Daniel Defoe et Merlin (produite par la BBC) s’intéressera à la jeunesse des célèbres Arthur et Merlin.

   Pour terminer sur les renouvellements, les fans de Smallville seront sans doute tristes (et inquiets ?) d’apprendre que ses deux créateurs et show-runners Al Gough et Miles Millar ne renouvelleront pas leur contrat pour une huitième année. Pour eux, Smallville c’est finit. Ils seront remplacés par Darren Swimmer, Todd Slavkin, Kelly Souders et Brian Peterson qui se retrouvent au commandes du show le plus regardé de la chaîne. Les deux show-runners ne sont pas les seuls à quitter Smallville puisqu’un personnage va passer l’arme à gauche dans l’épisode 16. Un indice : c’est un acteur régulier ( = au générique) depuis la saison 1 qui n’a jamais été laissé pour mort. La logique veut donc qu’il s’agit de Lionel Luthor (John Glover). La surprise viendra apparemment de l’identité du tueur. Alors qui va tuer Lionel ? (Moi je pense pour Shelby possédée par un méchant kryptonien. Ça, ça serait une surprise !)

10.02.2008

Février en Séries

   Alors que W9 programme (enfin) officiellement Entourage, dont je vous annonce l'arrivée depuis des mois pour le mois de Février, NRJ12 elle, déprogramme l'excellente Friday Night Lights, faute d'audience. La série connait des heures incertaines aux Etats-Unis: May The Best Man Win (2x15), dernier épisode de la saison 2 pourrait aussi être le dernier de la série. Interrogé à ce sujet il y a deux semaines, Ben Silverman, chef de la programmation de NBC déclarait: "Je l'aime. Vous l'aimez. Mais personne ne la regarde. On va voir ce qu'on peut faire." Des paroles peu rassurante pour la série qui a déjà frolé l'annulation à la fin de sa première saison. A noter que c'est le prédécesseur de Silverman, Kevin Reilly, qui avait contribué à la création du show, puis à son renouvellement, avant d'être remercié par la chaîne. Cette seconde saison semble d'ailleurs souffrir de ce départ, puisque NBC a demandé aux producteurs d'effectuer quelques changements contestables, notamment l'introduction d'une intrigue tournant autour d'un meurtre, afin d'attirer plus de spectateurs.

   Sur les chaînes hertziennes, et en France, TF1 poursuit la diffusion chaotique de la septième saison de CSI. Vivement critiquée par les fans après l'absence de l'épisode 3 à la suite des deux premiers épisodes dimanche dernier, la chaîne a d'abord affirmé que ce troisième épisode en question ne suivait pas logiquement les deux premiers, avant d'invoquer la classification de l'épisode 4 (particulièrement violent) qui empêche l'épisode d'être diffusé à 20h50. Ces l'excuse utilisée depuis toujours par la chaîne privée et qui, si on y réfléchi est plutôt contestable. Outre les nombreux films contenant des scènes au moins aussi violentes que CSI diffusés dans cette case horaire (Panic Room par exemple), les rediffusions de la série en deuxième partie de soirée ne se font pas dans un ordre bien meilleurs que celui de 20h50. Mais chez TF1, quand on veut pas, on veut pas.

   Enfin, du coté de M6, pas d'annonce pour une éventuelle programmation de la fin de Stargate SG1, la saison 3 de Stargate Atlantis  et les derniers épisodes de Jericho. Voilà des chaînes qui prennent soin de leurs téléspectateurs.

08.01.2008

Friday Night Lights 1x01 "Pilot"

83eee14c489cfb7237247c9493956b26.jpg    
Parfois, je me dit que la vie est étrange, qu’il arrive des choses qui ne devraient pas arriver, des événements, des idées tellement saugrenues qui nous poussent à nous demander : « Qu’est-ce que je suis en train de faire ? ».
Une de ses idées m’a frappé la semaine dernière quand j’ai lancé le premier épisode de Friday Night Lights.
Un bref pitch s’impose ici pour comprendre ma réaction. Friday Night Lights est une série diffusée sur NBC, tirée du film du même nom, lui-même inspiré du livre éponyme.
 
3b6f4f8d155cb81d51ff4bd4d3fa7c06.jpg
Qu’est-ce que ça raconte ? La vie des jeunes joueurs d’une équipe de football américain, les Panthers, dans une ville du Texas, Dillon, qui ne vit que pour ce sport. Autant dire, c’est plutôt mal parti. Je ne suis pas un grand fan de sport et je ne connaît ni ne comprend rien au football américain. Le coup du Texas profond (et donc des bons chrétiens avec prières toutes les cinq minutes, et « God » dans chaque phrase, c’est le coup de grâce.  Un préjugé qui s’avère fondé une fois l’épisode terminé. Texas profond, prières collectives dans les vestiaires et sur le terrain, et God à toutes les sauces. Pire encore, les personnages sont sans surprises, limites caricaturaux (pour l’instant). On a le coach sur qui repose toute la pression, sa fille vertueuse et intouchable qui sortira donc bientôt avec le héros. Ce dernier est lui-même quaterback (le joueur star) de rechange, on lui dit qu’il ne sert à rien et qu’il ne jouera jamais : on sait donc que son heure de gloire approche. Le ‘vrai’ quaterback est la star de la ville, un futur en or, admiré par les plus jeunes (scène classique des louanges candides venant de gosses béats d’admiration) : on devine que ça ne va pas durer, le joueur alcoolique dont la vie ne ressemble pas à grand-chose, le joueur sûr de lui, le meilleur ami un peu benêt, la garce, la petite amie et même la grand-mère fière de son petit fils. Bref, on pourrait se dire que la série ne part pas vraiment du bon pied. 
 On aurait tort.
  
   Alors qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui fait que je n’ai pas décroché un seul instant et que j’en suis presque ressorti la gorge serrée d’être tombé sur une perle, un diamant brut ?
 
0de584a6f7d50b102f3b807cabfe34a9.jpg
Difficile à dire. Peut-être que la réponse se trouve dans les premières minutes qui permettent d’ores et déjà de dire que cette série n’est pas une série comme les autres, et que finalement, God et le football, ça passe.

    L’épisode commence sobrement sur quelques notes de basse, un « Monday » affiché sur un paysage, puis un travelling dans une rue de la ville. Un travelling en voiture, caméra à l’épaule, qui nous montre une rue banale avec de vieilles maisons, très loin des banlieues de Wisteria Lane. Et la radio en off présentant la situation : la ville entière est en ébullition avec l’arrivée d’un gros match de football le vendredi soir. Viens ensuite une courte scène entre notre héros et sa grand-mère, filmée caméra à l’épaule, insert sur les pieds qui tapent le carrelage. La scène en elle-même n’a rien d’extraordinaire, elle d’une banalité presque affligeante. Mais l’atmosphère qui s’en dégage rappelle  une tradition du cinéma indépendant américain intimiste qui confère une véritable patte à l’ensemble. Un coté reportage aussi, pris sur le vif aussi. C’est peut-être ça qui m’a fait rester. Ici pas de mouvement fluides, pas de grues, d’images léchées. Tout ou presque est filmé caméra à l’épaule, ce que les spectateurs simplistes appelleront « filmage mal de mer ». Ca fait du bien, une véritable bouffée d’air frais au milieu de toutes ses séries si parfaitement huilées.

133fc455fc47176ccb521823c2a8f1c5.jpg
   Comme je l’ai dit, les situations et les personnages sont connus, vus et revus. On retrouve les histoires d’amours contrariées, les rivalités, les amitiés fortes, les destins tragiques, bref, rien de bien neuf de ce coté là. L’ensemble est pourtant redoutablement efficace. Servi par des acteurs convaincants et une mise en scène réussie, ces situations connues prennent un air d’inédit et on plonge aisément dans l’ambiance particulière à la fois tendue et effrénée du match tant attendu. Ce match d’ailleurs arrive au terme de 27 minutes de préparations, de présentations, et parfois de tensions puisqu’il s’agit de l’événement de la semaine dans cette ville. Les relations et les interactions entre chaque personnage sont régies et organisées par ce match, tout en dépend. Dieu lui-même est très fortement lié à ce match qui va être l’occasion d’un test divin, du début d’un parcours initiatique. Ce voyage, déclenché par un événement tragique lors du match de foot, tout le monde va y être embarqué. La star de l’équipe en premier, son remplaçant (futur héros), ses coéquipiers, le coach et tout ceux qui gravitent autour de cette équipe. C’est ça finalement FNL, un grand test, une épreuve divine. Les derniers mots du coach le confirment : « We’ll all be tested ».
 
a19e302deac97b94a182de32f722c4fc.jpg
   Conclusion :  Friday Night Lights c’est vraiment la bonne surprise enveloppée dans un paquet cadeau repoussant. Une fois ce paquet cadeau retiré, il reste un excellent premier épisode qui remplit parfaitement sa fonction d’exposition, avec à la fois la présentation des personnages et des enjeux de la série, et surtout, dans ce cas présent, de l’esthétique particulière de celle-ci. Bien sûr, ça ne plaira pas à tout le monde et je doute que ces quelques lignes pourront vous permettre de vous forger une opinion. Tout ce que je peux vous dire, c’est de regarder l’épisode (qui passe mercredi sur NRJ12), histoire de vous faire votre avis. Maintenant, il reste à espérer que la suite confirme l’excellente impression laissée par ce pilote.

Rendez-vous tous les mercredis soirs à 20h45 sur NRJ12 à partir de demain pour la réponse.

23.12.2007

Janvier en France

5d66a30b2536bd342ad9022cc7e2275f.jpg

   Elle débarque : Ugly Betty, achetée par TF1 depuis plus d’un an débarque enfin en France le 7 janvier. Récompensée aux Emmys, la comédie féroce et burlesque en est actuellement à sa seconde saison, écourtée à 13 épisodes aux Etats-Unis.

Il revient : le 16 janvier, l’irascible docteur le plus populaire de la planète, House revient à grands renforts de sarcasmes pour une troisième saison où il va devoir affronter un flic déterminer à le mettre derrière les barreaux. Toujours aussi surprenante et jouissive, la série ne semble pas pouvoir s’essouffler. La quatrième saison, toujours en cours de diffusions aux Etats-Unis le prouve. La troisième saison aura droit à une diffusion en prime-time, à raison de 3 épisodes par jours. La question est maintenant de savoir si TF1 va la diffuser dans l’ordre et si elle ne va pas la censurer, comme ça avait été fait l’année dernière.

Ils arrivent : les Panthers de Friday Night Lights, série tirée du film éponyme lui-même adapté du livre du même nom sera diffusé sur nos écrans au mois de Janvier. Par qui ? La réponse est encore vague, si TF1 a bien acheté la série, c’est sur NRJ12 qu’une date de diffusion a été annoncée : le 9 janvier. Friday Night Lights suit le quotidien d’une équipe de football américain et leurs proches. Si le pitch de départ peut en rebuter certains (dont moi-même), le pilote montre un show à l’esthétique bien particulière avec une mise en scène très réussi, loin des autres teens-shows tels que The OC, One Tree Hill ou Dawson’s Creek. A suivre.

Ils enquêtent : les Experts de Miami qui reviennent avec la saison 5 inédite, dont les premiers épisodes ont été diffusés il y a quelques semaines. On ne change pas une équipe qui gagne : image léchée, couleurs pétante, montage minutieux façon clip vidéo et diffusion dans le désordre. Horatio Caine semble bien décidé a entrer dans le livre des records pour le plus grand nombre de mettage et retirage de lunettes.

Ils friment : la bande d’Entourage débarque sur W9. Comédie a tendance satyrique sur Hollywood, Entourage suit le parcours de Vince, étoile montante, et de ces amis. A ne pas louper, ne serait-ce que pour l’excellent Jeremy Piven.

Ils s’échappent : les frères de Prison Break poursuivent leur course contre la montre pour s’échapper de la terrible Sona. La série revient le 17 janvier sur M6 avec une petite surprise décap(it)ante.

Elle rêve : Medium elle aussi va retrouver l’antenne de M6 pour sa saison 3 qui démarre avec le double épisode Four Dreams, le 12 janvier.