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30.11.2007

Génériques #5: Point Pleasant

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Vidéo envoyée par Ninouee

  Lancée en 2005 aux Etats-Unis par la FOX , Point Pleasant est une série, très moyenne, de 13 épisodes qui fut diffusée sur TF1 il y a deux ans. Une jeune femme est retrouvée sur une plage, rejetée par la mer. Son arrivée à Point Pleasant s’accompagne de mystérieux événements. Qui est cette jeune femme qui semble disposer de pouvoirs surnaturels ? Qu’est-il arrivé à sa mère, disparue peu de temps après sa naissance ?

   Des personnages plutôt creux et caricaturaux, une intrigue lente et sans grand intérêt : j’ai tenu 5 épisodes avant d’abandonner. Seul point positif de la série, son générique, plutôt bien pensé, mais qui ne correspond malheureusement pas à la réalité du show.

29.11.2007

Prison Break saison 3: premières impressions

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Mégas spoilers! Vous êtes prévenus!  

Prison Break revient. M6, dans son immense bonté, démarre dès ce soir la diffusion de la troisième saison inédite, débutée en septembre chez l’Oncle Sam. Après d’assez bonnes audiences, quoique décevantes comparées aux chiffres de la première saison l’année dernière, la chaîne espère toucher le gros lot avec cette nouvelle saison qui n’est même pas achevée outre-atlantique.

    Mais y a-t-il vraiment de quoi se réjouir ? De quoi danser autour d’un feu, de remercier les Dieux des séries ? Pas sûr.

   Le problème avec les séries prévues sur un nombre précis de saisons, c’est qu’une fois ce nombre en question dépassé, elles perdent en qualité. C’est le cas avec Prison Break d’abord prévu pour deux saisons, soit 44 épisodes. Mais il était clair qu’au vu de son succès la série n’allait pas s’arrêter là. Paul Scheuring a donc légèrement modifié la fin de la seconde saison dans le but d’en permettre une troisième qui en est pour l’instant à 8 épisodes (la série étant touchée par la grève des scénaristes). Après avoir été pourchassés à travers tous les Etats-Unis, c’est au Panama que l’on retrouve les frangins cette année.

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    Avec un inversement des rôles plutôt intéressant : Scofield est derrière les barreaux et c’est à l’aîné que revient la tâche de le sortir de Sona, une prison qui fait passer Fox River pour un jardin d’enfant. C’est ce qu’on nous dit en tous cas. Très vite, les choses se compliquent : la prison ne compte aucun gardien dans son enceinte et est régie par une sorte de chef tout puissant qui décide de tout. Aucun moyen (apparent) de s’échapper cependant : des tourelles entourent le bâtiment et le premier homme qui sort s’en y être invité est abattu sur le champ. Mais ce n’est pas fini : en plus d’être enfermé avec Mahone (agent déchu du FBI), T-Bag (le psychopathe) et Bellick (l’infâme ex-gardien qui continue sa descente aux enfers), Scofield doit absolument faire évader un autre prisonnier en une semaine. C’est ce qu’exige la Compagnie en échange de la vie de Sarah et de LJ. Bref, les enjeux sont nombreux et cruciaux à la fin du premier épisodes. La série reprend un second souffle, un nouveau look, et redistribue les cartes.

  Sur le papier en tous cas. Car la réalité est un peu moins glorieuse : si l’on était impressionnés par la minutie de la première saison (le plan de Scofield, parfaitement établi, se révèle progressivement) et le rythme infernal de la seconde saison, on est en revanche affligés par les nombreux défauts, déjà latents dès la saison précédente, qui font surface et minent ces nouveaux épisodes.

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   Le rythme d’abord, s’est considérablement ramolli : les situations sont connues, et l’air de déjà vu empêche l’installation d’un vrai suspens. On a l’impression que pas grand-chose ne se passe. Tout ce qui faisait la force de la première saison à laquelle celle-ci renvoie, c'est-à-dire l’enfermement, la claustrophobie, le suspens, l’ambiance glauque, est quasi absent des 4 épisodes que j’ai pu voir pour l’instant. Pire encore, les enjeux sont peu clairs et perdent beaucoup d’importance avec la mort de Sarah au début du 4ème épisode. La série reprend sa plus mauvaise habitude, à savoir tuer ses personnages principaux pour "rafraîchir" sa distribution et relancer l’intérêt. Du coup, la disparition de Sarah si tôt dans la saison, retire tout effet d’angoisse et de tension. Inutile d’espérer que Scofield réussisse à temps : c’est déjà trop tard.

  Coté distribution justement, nous sommes gâtés. En quelque sorte. 4 nouvelles têtes viennent en effet compléter la cast maintenant réduit. Mais, à l’image de Heroes, ces quatre personnages sont d’un intérêt variable et seuls deux d’entre eux possèdent un certain potentiel. La mystérieuse Susan B. d’abord, agent de la Compagnie, redoutable et sans pitié. Lechero ensuite, le big boss de la prison, celui qui règne en maître et qui pourrait donner du fil à retordre à Scofield.

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   Conclusion : l’ensemble reste plaisant, mais décevant à mon avis. Il n’y a pas que les frères qui s’échappent, c’est toute la série qui file entre les doigts de ses créateurs : fouillis, lent, ce début de saison manque de tout. De tension, d’habileté, d’enjeux… Et la mort de Sarah n’est que le signe précurseur d’un manque d’imagination flagrant qui pousse les scénaristes à se débarrasser de personnages plutôt que de trouver des solutions originales pour relancer l’intérêt. Un prochaine victime est prévue pour la mi-saison, et il semblerait que Mahone (interprété par l’excellent William Fichtner) soit condamné. Un petit espoir, un peu naïf, cependant, je n’ai vu "que" quatre épisode. Il n’est pas impossible que la série se ressaisisse à l’avenir. Juste improbable. Pour faire un mauvais jeu de mot, je dirais qu’il n’y a pas que Sarah qui perd la tête.

28.11.2007

Battlestar Galactica Razor Flashback 7

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   Voici enfin le dernier Razor Flashback, un peu en retard. Ces dernières 2:30 min permettent de mieux comprendre les circonstances qui entourent la fin de la Première Guerre Cylon avant de nous ramener 40 ans plus tard, juste avant le début de la série. En attendant de trouver une version sous-titrées, je vous livre le texte traduit par mes soins.

 

Traduction :
HOMME : Partez ! Sauvez-vous !
HUSKER : Galactica, Husker. Galactica, ici Husker, vous recevez ?
GALACTICA : Husker, Galactica, reçu. Quel est votre position ?
HUSKER : Je me suis écrasé à la surface. Ils fabriquent quelque chose ici. Ils utilisent des humains pour leurs expériences. Et maintenant, ils s’échappent avec les résultats.
GALACTICA : Husker, la guerre est finie.
HUSKER : Quoi ?! Répétez, Galactica.
GALACTICA : La guerre est finie, une armistice vient d’être signée. Activez votre balise et on va vous envoyer une patrouille. Husker, répondez. Husker, vous recevez ?
  
40 ans plus tard. 2 jours avant le début de la Seconde Guerre Cylon.
  
DORAL : Commandant. Commandant Adama. J’ai de bonnes nouvelles Monsieur. Votre fils, le Capitaine Adama mènera la parade de vol.
ADAMA : Lee ? Je croyais qu’il n’étais pas disponible ?
DORAL : Et bien, quand je l’ai suggéré au QG de vol, ils ont dit qu’ils feraient en sorte qu’il soit disponible. C’est triste qu’ils le désarment, mais j’imagine qu’il était temps. La guerre du Galactica est finie depuis longtemps.
ADAMA : J’imagine.

27.11.2007

Un Jour Sur Terre (Earth)

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   Une fois n'est pas coutume, je vais m'écarter du domaine des séries, quoique, et m'intéresser à un film qui m'a particulièrement intéressé et inspiré. Un Jour sur Terre (Earth en anglais) est tiré d'une série de reportages diffusés sur la BBC. Comme quoi, les séries ne sont jamais très loin.

 

   Sièges moyennement confortables, bandes-annonces et publicités incontournables, gamins bruyants : pas de doutes, je suis au cinéma. C’est une occurrence plutôt rare dans mon cas, il faut vraiment que quelque chose me fasse envie pour me convaincre d’entrer dans une salle obscure, surtout au mois de novembre. Le film coupable ? Un Jour sur Terre, dont les bandes annonces aux images grandioses m’ont convaincues, vaincues même. Ce que je sais du film : un espèce de documentaire genre Le peuple migrateur, plutôt engagé et accompagné d’un commentaire lourd. Un voyage d’un pôle à l’autre de notre bonne vieille planète bleue qui bien que n’intéressant pas les politiques, reste une star du cinéma.

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   Dès mon installation au fin fond du siège moyennement confortable, je reçois un premier signal qui présage d’une séance de torture plutôt que d’une séance de cinéma. Ce mauvais signe, c’est la présence derrière moi de quelques gosses âgés de 5 à 8 ans, particulièrement bruyant et dissipés, accompagnés des mères d’abord surprise par le début du film (le gros « nounours » de l’affiche les a trompé en les amenant à croire qu’il s’agissait d’un Disney), puis gênées par les questions et les exclamations incessantes et enfin, attendries par cette petite troupe de bambins certes loquaces, mais tellement mignons. Bref, ces 1h30 sont ponctuées de rires, de commentaires, de questions, sans aucune remontrance ni considérations pour le reste des spectateurs.

    Difficile de les blâmer pourtant car le film va finalement rapidement confirmer que ces braves mères de familles n’étaient pas si loin du compte en amenant leurs troupes. En effet, on est, dès le début, abreuvé par le commentaire simpliste et infantilisant, lu par Anggun (très sympathique au demeurant). C’est l’énorme défaut du film. Peut-être pas le seul, mais le plus gros, le plus dérangeant. Celui qui pousse à vouloir couper le son et mettre de la musique pour le remplacer (celle de George Fenton, plutôt agréable, ou une autre au choix). Car Anggun ne s’adresse pas a des adultes mais bien a des enfants : outre l’émerveillement qu’elle véhicule, elle ponctue ses phrases de rires, ou d’intonations qui donne l’impression d’une mère lisant un conte à son enfant. Elle n’est pas la seule fautive cependant : afin sans doute de ne pas ennuyer les masses qu’il espère attirer, le film scénarise les images en une suite de d’anecdotes dignes de conte de fées ou d’histoires pour bambins justement : l’ourson et sa mère, l’éléphanteau et sa mère, les oisillons, etc. Forcément, les plus jeunes spectateurs ne peuvent s’empêcher de se rapprocher de ses jeunes animaux héros d’aventures grandioses, combattants l’adversité (que ce soit le prédateur ou le monde inconnu). Ce n’est pas un hasard d’ailleurs si aucune image de violence n’est montrée malgré la certitude quand à l’issue des face-à-face chasseurs/chassés (l’exemple le plus flagrant est par exemple la fin d’un plan juste avant qu’un jeune gnou ne se fasse terrasser par une lionne).

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   Et le film n’est finalement qu’une succession de scènes du même genre avec un aspect animalier largement plus développé que l’aspect géographique que j’attendais. Un jour sur Terre s’attarde longuement sur les animaux en délaissant parfois un peu trop leurs environnements. Ainsi, les plans de paysages et de lieux ne servent souvent que d’introductions à une « intrigue » tournant autour des occupants du lieu en question.

  Que reste-t-il donc ? Pas grand-chose d’autre que des images simplement grandioses (les plans de la forêt tropicales, des baleines à bosses et des régions polaires sont particulièrement réussies). Un soin particulier a été apporté à la prise de vue qui a durée cinq ans, c’est le gros point fort du film qui fait que finalement, l’ensemble demeure agréable. Ces images suffisent-elles à sauver le film ? Pas complètement.

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Il me reste une impression de grosse, grosse déception car je sais que le film aurait pu être bien mieux, et que je m’attendais à ce qu’il le soit. Le commentaire était largement dispensable, Le Peuple Migrateur a prouvé que la musique et l’image sont d’excellents narrateurs et n’ont pas besoin d’être encombré par la voix. De plus, dans sa surenchère, le film met en scène une suite d’anecdotes qui le transforment en un simple documentaire animalière pour enfant. Les réalisateurs n’ont apparemment pas saisi que l’anecdote n’était pas le seul moyen de raconter quelque chose mais que l’image et la musique, l’émerveillement qu’elle peuvent provoquer (surtout dans le cas présent) parlent d’eux mêmes. Dommage.

 

En cadeau, le trailer de Planet Earth, la série de reportages de la BBC. On y retrouve des images présentes dans le film et d'autre qu'on aurait aimé voir. C'est cette bande-annonce qui m'a donné envie de voir le film qui est finalement bien en deçà. Magnifiques images, magnifique musique: le piège parfait.

 

 

25.11.2007

Torchwood 1x06 "Countrycide"

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   Une jeune femme disparaît sur une route campagnarde de la région de Cardiff. Torchwood se rend donc sur place pour enquêter sur ce qui semble être un événement régulier. Afin d’élucider le mystère, il décident de camper sur place. Mais les choses prennent une tournure inquiétante et les entraînent dans un village désert où ils sont attaqué par une force mystérieuse, implacable, et particulièrement meurtrière.

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   Après un 5ème épisode oscillant entre onirisme et cauchemars, Torchwood nous livre Countrycide, décidément plus horrifique et angoissant. La première partie, qui se déroule de jour, joue avec nos nerf en se présentant comme une jeu de cache-cache contre un mal non identifié. La révélation qui amène une seconde partie, nocturne celle-là, fait basculer l’épisode dans l’horreur avec une lutte pour survivre face à un ennemi inattendu mais particulièrement tordu et terrifiant. La peur est d’autant plus forte et crédible que nos héros sont seuls, sans leurs équipement, en terre inconnue et se battent contre cet ennemi invisible qui semble avoir décimé un village entier.

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   Si les cinq personnages sont rapidement séparés les uns des autres, le début offre une sortie de groupe et l’occasion d’explorer les relations entre chacun, bousculées dans l’épisode 4 (Cyberwoman). Ainsi Gwen et Owen font face aux conséquences de leur baiser impulsif, et Ianto se retrouve dans une position inconfortable vis-à-vis du reste du groupe après son erreur qui a failli marquer la fin de tous. Mais ce petit moment entre amis est rapidement interrompu et le seul à garder son calme face à cette menace masquée, c’est bien sûr l’énigmatique Jack Harkness.

   En plus de l’installation réussie d’une angoisse omniprésente, l’épisode a le mérite de bénéficier d’extérieurs tournés en décors naturels : du coup, les paysages du Pays de Galles lui confèrent une ambiance très particulière, très différente de ce à quoi les séries américaines du même genre nous habituent. Une sorte de touche d’exotisme que les intoxiqués de shows américains verront d’un œil intéressé.

  Finalement, et malgré quelques maniérismes dont la série gagnerait à se débarrasser, Countrycide est un épisode marquant, choquant à certains niveaux et qui va ébranler certains personnages et changer la donne comme l’a fait Cyberwoman avant lui.

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  Conclusion : excellent épisode qui poursuit et confirme la tendance de la série qui s’améliore et se forge sa propre identité. Particulièrement sombre et mature, Countrycide permet de passer un très bon moment malgré un défaut : l’ensemble est trop court. Voilà une série britannique qui n'a rien à envier à ses consoeurs américaines.

23.11.2007

Génériques #4: Battlestar Galactica (s2)

Battlestar Galactica Generique Saison 2
Vidéo envoyée par Scar_du_93

   Les Cylons ont été créés par les humains des 12 Colonies. Après une guerre causée par leur révolte contre leurs créateurs, les Cylons disparaissent à la recherche d’un monde a eux. 40 ans plus tard, ils réapparaissent avec un visage humain, et attaquent les Colonies privées de défense. 50 000 survivants répartis sur une flotte de vaisseaux fuient alors dans l’espoir de trouver la légendaire 13ème colonies : la Terre. Le seul espoir de cette flotte réside en leur unique défense, un vaisseau de guerre appelé Galactica. 

   Remake d’une série des années 70, Battlestar Galactica est en réalité bien plus qu’une simple série de science-fiction. Portée par une solide distribution (dont l’excellente Mary McDonnell) et une bande originale formidable, la série mêle enjeux politiques (gouvernement civil/commandement militaire), religieux (monothéisme des Cylons/polythéisme des humains), amoureux, sociaux et psychologiques avec brio. Bourrée de moments forts, d’action, de suspens, Battlestar Galactica, acclamée par la critique et les fans, n’a cessée de se bonifier au cours des trois saisons qui la composent pour l’instant. Et si les audiences ne sont pas toujours à la hauteur, la série de Ronald D. More et David Eick n’en est pas moins prolifique : 1 téléfilm (en plus du pilote), 2 séries de webisodes, et bientôt un série dérivée : Caprica.

   Il me faudrait beaucoup plus de temps et de mots pour ne serait-ce qu’essayer de rendre justice à ce monument de la science-fiction, dont elle est d’ailleurs le seul véritable représentant à la télévision. Le seul moyen pour nous, pauvres français, de découvrir cette perle, c’est d’acheter les DVD ou d’avoir accès aux chaînes satellites. Seule M6 a diffusé, en 2004, la mini-série qui a servi de pilote. A part ça, Battlestar n’est jamais passée sur une chaîne hertzienne. 

  En attendant la quatrième et ultime saison, Sci-fi diffusera demain le téléfilm Razor, racontant les aventures d’un autre Battlestar, le Pegasus vu dans la saison 2. Je vous invite d'ailleurs à visionner les Razor Flashbacks postés sur ce blog qui vous donneront peut-être envie d'en voir plus.

  Le générique : composé par Richard Gibbs, le générique change peu au cours des 3 saisons et est généralement accompagnée du seconde partie (comme c’est le cas ici, montrant un aperçu de l’épisode).

Nouvelles de la grève USA

   Alors que les négociations viennent d'être entamées outre-atlantique, le mouvement de grève s'intensifie avec la participation des acteurs et des fans. Unes à unes, les productions s'arrêtent, laissant des séries amputées d'environ la moitié de leurs épisodes: ainsi, la production de Battlestar Galactica s'est interrompue après le 10ème épisode, laissant la série inachevée puisque cette saison est censée être la dernière. Du coté de Lost, les choses bougent un peu: Carlton Cuse, à la fois producteur et scénariste est retourné travailler sur sa série afin de terminer la production des 8 premiers épisodes dont le dernier, première moitié d'un épisode double devrait s'achever en cliffhanger.

   Du coté de la diffusion, les effets de la grève commencent déjà à se faire ressentir: Prison Break, qui dispose en tout de 13 épisodes sur les 22 prévus, a quitté les écrans avec l'épisode 8 et reviendra le 14 janvier pour diffuser le reste. Heroes  enfin devrait, à moins d'une reprise très rapide de la production, diffuser son Season Finale le 3 décembre, concluant un Volume "Generations" de 11 chapitres.

18.11.2007

Torchwood 1x05 "Small Worlds"

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    Pour son cinquième épisode, intitulé Small Worlds (Petits Mondes), Torchwood s’intéresse au mythe populaire des fées. Oscillant entre une atmosphère conte de fée, et une ambiance cauchemardesque, cet épisode entraîne le capitaine Jack Harkness, Gwen, et le reste de l’équipe  dans une enquête sur l’apparition de ces créatures pas si fabuleuses. La rencontre avec Estelle Cole, proche du capitaine, est l’occasion d’en découvrir un peu plus sur ce personnage au passé mystérieux.

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   Porté par une superbe bande-son et une image aux tons chatoyants, Small Worlds construit un univers féerique et enfantin très crédible et réussi. Cet aspect est d’autant plus marquant qu’il est contrebalancé avec brio par le coté plus sombre qui s’emploie à le pervertir. Les faux-semblants et la perversion de l’innocence sont au centre de l’épisode : l’image angélique des fées est mise à mal et n’est en fait qu’une apparence pour de viles créatures meurtrières qui ont pour but de s’emparer d’une fillette, considérée comme « élue ». Chemin faisant, ces fées font quelques victimes dont, et ce n’est pas anodin, un pédophile. Tout et tous sont souillés : l’homme pervers, la figure paternelle, l’enfant, la croyance naïve d’Estelle et même l’appartement de Gwen. Bref, toutes les figures et les lieux considérés comme sûrs sont bousculés : la cellule familiale de la fillette est dépourvue d’amour, l’appartement de Gwen, son refuge dans une vie « normale » est envahit par son travail surnaturel, la météo est utilisée de manière meurtrière et même la signature des meurtres commis par les fées relève de la perversion et ce par un élément a connotation positive : les pétales de roses. C’est la grande réussite de cet épisode : la perte des repères, et de toutes certitudes. En faisant pénétrer le mal dans le domaine de l’innocence absolue dans faux conte de fée, Small Worlds distille une impression de désarroi et de malaise.

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   Autre élément clé de l’épisode : Jack Harkness, dont le passé nous est en partie dévoilé, confirmant la théorie de Gwen selon laquelle il était soldat pendant la Première Guerre Mondiale. Déjà confronté à une attaque des fées, il n’est pas précisé cependant s’il savait à l’époque de quoi il en retournait. Small Worlds nous montre un aspect plus doux du capitaine Harkness, personnage autoritaire et parfois dur, en le confrontant à l’amour de sa vie (amour impossible) et au dilemme concernant le destin de l’enfant choisie par les fées. Après le Jack Harkness presque insensible de l’épisode précédent, ce changement est particulièrement bienvenu.

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   Conclusion : après trois premiers épisodes plutôt lents, la série commence à s’affirmer et l’intérêt grandit. Habilement ficelé, Small World reprends un mythe populaire à sa manière en le détournant, créant ainsi la surprise et une inquiétude permanente. Si les effets spéciaux ne sont pas réussis, il s’agit bien d’un moindre mal face à la réalisation menée d’une main sûre de bout en bout. Voilà une série qui semble se bonifier avec le temps. Vivement la suite.

16.11.2007

Génériques #3 : Entourage

Entourage - Generique
Vidéo envoyée par hakim93200

   Trop méconnue en France et même aux Etats-Unis où elle est diffusée, la série multi récompensée d’HBO, régulièrement encensée par la critique et les fans est devenue en 4 ans une valeur sûre de la chaîne.

   Comédie à tendance satirique librement inspirée de la vie de Mark Walhberg qui la produit, Entourage raconte la vie d’une jeune étoile montant d’Hollywood, Vincent Chase accompagné par ses amis, son frère et son redoutable agent. Si la série reçoit régulièrement des guests prestigieuses (Scarlett Johansson, James Cameron, Malcolm MacDowell, Peter Jackson, Val Kilmer, Ana Faris…) elle est véritablement portée par le cast principal, uniquement masculin et surtout Jeremy Piven, deux fois récompensé aux Emmys Awards et nominé aux Golden Globes. Ses longues tirades colériques et ses répliques cinglantes sont maintenant devenues la signature de la série qui reviendra l’été prochain pour une cinquième saison.

   La chanson Super Hero  est interprétée par Janes Addiction.

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   Avec Fight or Flight, Heroes poursuit sa deuxième saison à l’exposition plutôt lente et pénible. Multiplication des personnages et des intrigues plus ou moins intéressantes, la série semble s’égarer et ne présente pour l’instant, aucun enjeu sérieux. Aucun à la mesure de celui de la première saison en tous cas. Tim Kring, le créateur, s’en est d’ailleurs excusé il y a quelques jours en promettant un renouveau qualitatif à venir.

   Le problème en effet, quand on ajoute un tas de nouveau personnages, c’est qu’il faut les présenter. Du coup, la série effectue un bond en arrière et reprend un long travail d’exposition qu’on espérait achevé. De plus, l’arrivée de ces nouveaux personnages, au nombre de 6 pour l’instant, se fait au détriment des autres que les scénaristes délaissent ou n’explorent que trop peu. Une impression demeure : celle d’un vide sidéral.

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   Fight or Flight, pas encore tout à fait débarrassé de ces défauts commence doucement à combler ce vide. Comme son titre l’indique, il va falloir combattre ou fuir dans cet épisode centré sur 5 intrigues/groupes/duos. Parkman et Nathan Petrelli partent à la recherche du père du premier qui semble être "l’homme des cauchemars" et qui figure sur la photo des Heroes première génération (ceux qu’une force mystérieuse semble bien décidée à dézinguer). Suresh  emmène Molly, toujours dans le coma, à la Compagnie et y fait une découverte surprenante. De son coté, Micah aide Monica à découvrir son pouvoir, Hiro poursuit son périple dans le Japon féodal et enfin, Peter, recherché par une mystérieuse jeune femme, se cache avec Caitlin. Cinq intrigues différentes donc qui chargent ces 42 minutes et qui, au bout du compte, ne progrèssent peu, ou pas. Finalement, le seul petit "plus" de l’épisode, c’est l’arrivée de Kristin Bell, en Elle, dangereuse jeune femme n’ayant pas peur de se servir de ses pouvoir et de tuer pour retrouver Peter.

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Conclusion : ça ne décolle toujours pas. Confus, à l’image des précédents, l’épisode est plutôt mou et nos personnages en sont toujours au même point (sauf pour Monica qui a accepté sa capacité et pour Peter). Même la délicieuse Kristin Bell, qui ne fait encore qu’une brève apparition ne suffit pas à rendre le tout intéressant. Peut-être ne s’agit-il que d’une transition, peut-être s’agit-il juste d’une phase, on l’espère en tous cas. Et surtout, on se demande, quand la saison va-t-elle enfin commencer ? Lorsqu’on sait qu’elle ne durera peut-être que 11 épisodes (le Season Finale étant maintenant prévu pour le 3 décembre), l’impression de gâchis prédomine.

15:25 Publié dans Heroes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Heroes

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