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18.11.2007

Torchwood 1x05 "Small Worlds"

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    Pour son cinquième épisode, intitulé Small Worlds (Petits Mondes), Torchwood s’intéresse au mythe populaire des fées. Oscillant entre une atmosphère conte de fée, et une ambiance cauchemardesque, cet épisode entraîne le capitaine Jack Harkness, Gwen, et le reste de l’équipe  dans une enquête sur l’apparition de ces créatures pas si fabuleuses. La rencontre avec Estelle Cole, proche du capitaine, est l’occasion d’en découvrir un peu plus sur ce personnage au passé mystérieux.

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   Porté par une superbe bande-son et une image aux tons chatoyants, Small Worlds construit un univers féerique et enfantin très crédible et réussi. Cet aspect est d’autant plus marquant qu’il est contrebalancé avec brio par le coté plus sombre qui s’emploie à le pervertir. Les faux-semblants et la perversion de l’innocence sont au centre de l’épisode : l’image angélique des fées est mise à mal et n’est en fait qu’une apparence pour de viles créatures meurtrières qui ont pour but de s’emparer d’une fillette, considérée comme « élue ». Chemin faisant, ces fées font quelques victimes dont, et ce n’est pas anodin, un pédophile. Tout et tous sont souillés : l’homme pervers, la figure paternelle, l’enfant, la croyance naïve d’Estelle et même l’appartement de Gwen. Bref, toutes les figures et les lieux considérés comme sûrs sont bousculés : la cellule familiale de la fillette est dépourvue d’amour, l’appartement de Gwen, son refuge dans une vie « normale » est envahit par son travail surnaturel, la météo est utilisée de manière meurtrière et même la signature des meurtres commis par les fées relève de la perversion et ce par un élément a connotation positive : les pétales de roses. C’est la grande réussite de cet épisode : la perte des repères, et de toutes certitudes. En faisant pénétrer le mal dans le domaine de l’innocence absolue dans faux conte de fée, Small Worlds distille une impression de désarroi et de malaise.

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   Autre élément clé de l’épisode : Jack Harkness, dont le passé nous est en partie dévoilé, confirmant la théorie de Gwen selon laquelle il était soldat pendant la Première Guerre Mondiale. Déjà confronté à une attaque des fées, il n’est pas précisé cependant s’il savait à l’époque de quoi il en retournait. Small Worlds nous montre un aspect plus doux du capitaine Harkness, personnage autoritaire et parfois dur, en le confrontant à l’amour de sa vie (amour impossible) et au dilemme concernant le destin de l’enfant choisie par les fées. Après le Jack Harkness presque insensible de l’épisode précédent, ce changement est particulièrement bienvenu.

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   Conclusion : après trois premiers épisodes plutôt lents, la série commence à s’affirmer et l’intérêt grandit. Habilement ficelé, Small World reprends un mythe populaire à sa manière en le détournant, créant ainsi la surprise et une inquiétude permanente. Si les effets spéciaux ne sont pas réussis, il s’agit bien d’un moindre mal face à la réalisation menée d’une main sûre de bout en bout. Voilà une série qui semble se bonifier avec le temps. Vivement la suite.

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