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09.10.2007

CSI 8x01 Dead Doll

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 Il me fallait un événement particulier pour commencer ce blog. Un épisode hors du commun. Cet épisode a été diffusé Jeudi 27 Septembre à 21h, sur CBS aux Etats-Unis. Il s’agit du season premiere de CSI :Crime Scene Investigation (les Experts en France).

Sept saisons se sont écoulées avant cet épisode. C’est depuis le season 5 finale, réalisé par Tarentino que je me suis mis a suivre cette série religieusement. Et il s’en est passé des choses entre Grave Danger en 2005 et Dead Doll qui ouvre la rentrée 2007 de nos CSI, avec au moins autant de sueurs froides, même si pour beaucoup, l’issue de l’épisode ne faisait aucun doute.

 Pour ceux qui n’auraient pas vu la saison 7, ou qui l’auraient déjà oubliée, voici un bref rappel des faits qui ont conduit à Dead Doll. L’année dernière a introduit un serial killer surnommé The Miniature Killer (le tueur aux miniatures) en raison des maquettes reproduisant exactement les scènes de crime qu’il laissait derrière lui. Ce tueur a fait quatre victimes, dont une sous le regard des enquêteurs sans même être inquiété avant l’épisode final, Living Doll, qui voyait le rassemblement d’un nombre d’indices suffisant pour le retrouver et l’arrêter. Et les CSI le retrouvent bel et bien dans cet épisode, mais ne l’arrêtent pas avant que ce dernier, ou plutôt cette dernière, enlève l’une des leurs, Sara Sidle. L’épisode s’achève donc avec Sara, coincée sous une voiture, quelque part dans le désert.

 Le rapprochement entre Dead Doll et le Grave Danger de Tarentino est facile à faire. Dans les deux cas, un membre de l’équipe est enlevé et placé dans une situation potentiellement fatale par un cinglé voulant se venger des CSI. Dans les deux cas, les sueurs froides et les faux espoirs sont au rendez-vous. Ce qui les différencie ? Le contexte.

  Ce qui inquiète les fans, c’est un conflit entre son interprète Jorja Fox et la chaîne à propos d’augmentations de salaire. La rumeur veut qu’un accord n’ayant put être trouvé, les scénaristes ont reçu pour ordre de faire disparaître le personnage à la fin de la saison 7. Mais Jorja Fox ne se montrant pas pour tourner les scènes, le final a été réécrit et le sort de Sarah laissé en suspens.

  Voilà de quoi se ronger les ongles pendant les 42 minutes et 4 secondes que dure cette pénible attente. Car la réponse n’intervient évidemment que dans les dernières secondes de l’épisode.

  La première partie commence de nuit, avec Sarah, prisonnière de la voiture, prise sous une pluie torrentielle qui va constituer le danger de toute ces 25 premières minutes. Pendant ce temps, Grissom et son équipe se démène pour la localiser. A l’instar de Living Doll, l’épisode est donc construit sur deux chronologies : les CSI d’un coté, Sara de l’autre. Episode traditionnel avec recherche, collecte et analyse d’indice. Flashbacks et progression de Sara.

   Aux deux tiers de l’épisode, changement total d’atmosphère : avec un effet de miroir très réussis, les dangers s’inversent. La pluie laisse place à la sécheresse, le nouvel ennemi de ces dernières minutes qui a fait temps de victimes dans d’autres épisodes. L’inquiétude augmente car on suit maintenant le chemin de Sara qui s’est échappée de la voiture, et les CSI qui tentent de la retrouver avant que la déshydratation n’ai raison d’elle. La construction en deux temps fait des merveilles : on ne sait pas avec certitude combien de minutes ou d’heures séparent le parcours de Sara de celui des sauveteurs. Cette ignorance est d’ailleurs la cause  d’une belle frayeur quand l’équipe tombe sur un corps desséché qui ressemble à celui de la disparue.

   Le réalisateur profite de cette séquence pour nous offrir ce que l’on peut décrire comme  les images les plus lumineuses et les plus belles de la série dans cette mission de sauvetage à travers les terres arides qui entourent Vegas. Que l’on aime ou pas la série, l’épisode vaut le coup ne serait ce que pour ces dix minutes sublimées par une impression d’aboutissement : celui de l’épisode même, mais peut-être surtout celui de la vénérable série, une série qui au bout de sept ans continue de surprendre et d’émouvoir.

   Conclusion : Aucun temps mort dans ce épisode qui apparaît comme l’un des meilleurs, sinon le meilleurs de la série. Très abouties tant dans l’aspect visuel que dans la construction et le scénario, ces 42 minutes s’avèrent être une véritable épreuve pour nos nerf, et un magnifique cadeau pour nos yeux. Que demander de mieux sauf peut-être, encore ?

 

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